A une campagne terne succédèrent des élections communales plutôt sereines en Valais. Au surlendemain du scrutin, alors que les partis cantonaux et les ententes locales font leurs comptes, le rapport des forces politiques ne se trouve pas fondamentalement chamboulé.

Dans les villes et dans les grandes communes de plaine, là où réside l'essentiel de l'électorat valaisan, le statu quo est de mise. Le PDC stagne. Enregistre même une certaine érosion, à Brigue notamment où il perd deux sièges au profit de l'UDC.

Le Parti libéral-radical sort des élections plutôt vigoureux, quand bien même les observateurs présageaient de légères pertes à travers cette nouvelle alliance pas forcément facile à digérer sur le plan local.

Dans la capitale où, notamment, ils ont manqué de ravir la majorité absolue au PDC, les libéraux-radicaux lanceront un des leurs, Marcel Maurer, dans la course à la présidence, détenue depuis toujours par le PDC. Ils défendront également la vice-présidence qu'ils détiennent déjà.

A Sierre aussi, le vice-président de la ville François Genoud signe un excellent score et pourrait nourrir des envies de présidence.

Les forces de gauche enregistrent un exercice en demi-teinte. Elles ont manqué de ravir la majorité absolue au PDC à Sion, mais ont conservé leurs acquis à Sierre, Martigny et Monthey. L'UDC, enfin, qui avait claironné ses ambitions d'intégrer les exécutifs des cités valaisannes, manque très nettement son exercice dans le Valais romand.

Il réussit en revanche son entrée à Brigue - deux élus dont le dissident PDC Louis Ursprung - et à Naters, les deux plus grandes villes d'outre-Raspille. Le parti agrarien signe également une progression significative ailleurs dans le Haut-Valais.

A cela s'ajoutent les traditionnels petits séismes locaux, le sel des joutes électorales en somme. Ainsi en va-t-il à Champéry, où le président, Georges Mariétan, à la tête de la commune depuis cinq législatures, n'est pas réélu. Il courait notamment contre l'ancien commandant de corps Luc Fellay (liste radicale élargie), qui visait la présidence mais signe le moins bon score de sa liste.

A relever, aussi, l'excellente élection de la radicale Lise Delaloye, à Ardon. Quatre ans après avoir enlevé la présidence de la commune au PDC, la jeune politicienne, un des espoirs du Parti radical en Valais et qui lorgne déjà sur le gouvernement cantonal, confirme dans les urnes que son élection de 2004 n'était pas un hasard électoral.