Le thermomètre affiche 32 degrés, les enfants barbotent dans la fontaine de Münsterplatz. Les baigneurs se laissent glisser en grappes dans le Rhin, leurs sacs étanches en guise de bouée. Les terrasses, bondées, étalent leurs chaises multicolores sur les trottoirs. Si les serveurs ne portaient pas de masque, on en oublierait presque la pandémie. La vie reprend à Bâle, comme ailleurs, mais avec une petite touche méditerranéenne en plus, si caractéristique de la ville rhénane.

Le 13 juin dernier, le canton de Bâle-Ville s’est à aussi distingué sur la carte des résultats de votation: oui aux deux initiatives agricoles – contre les pesticides et pour l’eau propre. Plutôt piquant, dans le fleuron de l’industrie chimique. Non aux mesures policières contre le terrorisme. Oui à la loi CO2. Mais ce n’est pas tout: le canton a aussi introduit un salaire minimum, devenant ainsi le premier à emprunter cette voie en Suisse alémanique après Genève, Neuchâtel, le Jura* et le Tessin.