Les exportations de matériel de guerre de la Suisse s’étaient réduites entre 1987 et 1995 d’un montant de 578 millions à 141 millions de francs (respectivement de 0,86% à 0,15% du volume total des exportations), selon les statistiques du secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

Après de nombreuses années de stagnation, les ventes d’armes sont en hausse depuis 2005. Cette année-là, le montant des exportations s’élevait à 258,7 millions francs. En 2007 ce chiffre a passé à 464,5 millions et en 2008, il a atteint 722 millions. Pour le premier trimestre 2009, une nouvelle hausse est déjà enregistrée.

Le Pakistan, un gros client

Les principaux clients sont, à côté des pays européens, les Etats-Unis et le Pakistan, qui se procurent auprès de la Suisse des avions, des systèmes défensifs pour l’aviation, des véhicules blindés, des canons et des armes de poing.

L’exportation de biens militaires n’est autorisé que si la transaction ne contredit pas le droit international humanitaire, les conventions internationales et les principes de base de la politique étrangère suisse.

Quelques systèmes d’armement, comme les avions Pilatus, sont classés à la fois comme biens civils et militaires.

La vente d’armes à des Etats subissant des conflits latents, comme l’Arabie Saoudite ou le Pakistan, est régulièrement critiquée par les cercles pacifistes. Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a lancé une initiative «Pour l’interdiction de l’exportation de matériel de guerre».