C’était le 28 février 2021, un dimanche à 7h du matin. La journaliste d’Heidi. news Annick Chevillot découvre sur le fil Facebook d’un article qu’elle a rédigé – à propos de la mortalité en Suisse en temps de pandémie – un commentaire dont elle ne saisit pas tout de suite la portée réelle: «En 1946, le journaliste nazi Julius Streicher fut pendu à Nuremberg pour avoir endormi le peuple sur les crimes du troisième Reich.» Il lui faut plusieurs minutes pour comprendre que cette personne lui souhaite d’être pendue parce qu’elle serait complice d’un gouvernement suisse en train de commettre des actes aussi graves que ceux de l’Allemagne nazie. C’est la menace de trop. Annick Chevillot dépose plainte. L’homme, reconnu coupable, sera condamné à une peine pécuniaire de 30 jours-amendes avec sursis durant deux ans.