Cette infirmière genevoise d’une quarantaine d’années ne tient pas spécialement à ce que ses collègues le sachent mais, le jour de la vaccination dans l’établissement de personnes âgées pour lequel elle travaille, elle n’y est pas allée. Elle explique ses raisons. «Je suis en bonne santé, je ne suis pas une personne à risque. Me faire vacciner reviendrait donc à insérer une substance dans mon corps qui n’en a pas besoin pour le bien-être des autres. Or, pour protéger autrui, je porte un masque, je me lave les mains. Je sais que certains trouvent cela égoïste, mais vivre en société, pour moi, ne signifie pas accepter de mettre son corps à la disposition du bien-être commun. C’est une question de respect de soi et d’intégrité.»

Lire aussi: En Suisse, les soignants anti-vaccins montent au créneau