Les étudiants des hautes écoles suisses souffrent d'un manque d'encadrement et, même lorsqu'il est suffisant, d'une carence dans sa qualité. Les infrastructures, en revanche, leur conviennent. C'est ce qui ressort du classement («ranking») des hautes écoles réalisé par Swissup et L'Hebdo. Il ne s'agit pas d'un hit-parade qualitatif, mais de comparaisons structurelles, avec des hautes écoles allemandes et autrichiennes, doublées d'un sondage. Le taux de participation est toutefois faible, à 18% dans les universités et les EPF et 23% dans les hautes écoles spécialisées (HES).

Se penchant cette année sur les sciences exactes et médicales, l'analyse montre une médecine humaine et dentaire en forme, de même que la biologie. Les facultés de médecine de Genève et de Berne sont particulièrement bien notées. L'informatique dispensée dans les HES, en revanche, recueille des avis négatifs, tant à propos du corps enseignant que du lien entre cette formation et la pratique.