Les Quispe, famille bolivienne de sans-papiers séjournant depuis quinze ans à Zurich, devront quitter le pays au 30 avril. Les parents gardent encore un mince espoir que le gouvernement zurichois revienne sur sa décision de ne pas considérer leur dossier comme un cas de rigueur. «Nos deux filles, qui vont à l'école, et notre garçon de 2 ans ont grandi ici, je ne sais pas pourquoi on nous enlève la possibilité d'offrir un meilleur avenir à nos enfants», a déclaré la mère, Delia Flores Quispe, lors d'une conférence de presse, jeudi à Zurich.

Le comité de soutien à la famille mise sur l'élection du PDC Hans Hollenstein au gouvernement et sur un possible revirement de l'exécutif nouvellement constitué. La famille a également déposé un recours auprès du Tribunal administratif, même si, en principe, la décision du Conseil d'Etat zurichois n'est pas attaquable. Les chances là aussi sont faibles: conformément à la pratique du Tribunal fédéral, les instances zurichoises n'entrent pas en matière sur de tels recours, estimant que seules les personnes avec une présence avérée peuvent tenter cette démarche.