Fanny Noghero s’est levée à quatre heures du matin. Rien de particulier pour la nouvelle secrétaire générale du PLR Suisse, c’est son rythme habituel. Elue mardi dernier à l’unanimité par ses camarades de parti, la Neuchâteloise dit n’avoir jamais eu de «plan de carrière». Son accession au sommet de l’appareil interne ne relève toutefois pas du hasard. Inébranlable libérale-radicale, la nouvelle cheffe d’orchestre s’attaque à un défi de taille: sortir le PLR du cliché du quinquagénaire à cravate dont il est souvent affublé. Son élection est un premier pas dans la bonne direction.

Le poing levé

Née à Neuchâtel en 1979, Fanny Noghero grandit dans une famille «peu politisée». Sa mère s’occupe du foyer, son père est instructeur aux CFF. Une passion rassemble cependant tout le monde: l’actualité. «La radio tournait en permanence à la maison et j’ai toujours dévoré les journaux, raconte-t-elle avec enthousiasme. Enfant, je les parcourais avant l’école comme je le fais aujourd’hui avant d’aller au bureau.» Un peu en avance sur ses camarades, elle se rappelle avec émotion la chute du mur de Berlin: «J’avais 10 ans. Cela m’a profondément marquée. Mais mes copains d’école n’étaient pas aussi emballés» (rires).