Justice 

Des fans du FC Schaffhouse bannis des stades après avoir brandi une banderole sexiste

Trois fans du FC Schaffhouse ont été interdits de stade pour avoir mis en avant une bannière appelant à violenter les femmes lors d’un match de Challenge League dimanche à Winterthour. L’enquête se poursuit

Trois auteurs identifiés et seront bannis de tous les stades suisses pour une durée de deux ans, a communiqué ce mercredi la Swiss Football League. Les trois individus s'étaient équipés de banderoles sexistes appelant à violenter les femmes lors d'un match du FC Schaffhouse dimanche dernier. Des recherches sont en cours pour trouver d'autres personnes impliquées.

«Le sexisme et toute autre forme de discrimination n'ont pas leur place dans le football suisse», écrit la Swiss Football League, qui a voulu envoyer un signal fort. «Quiconque s'exprime de manière discriminatoire dans nos stades, notamment à travers le sexisme, racisme ou homophobie, doit s'attendre à de lourdes conséquences.»

La Swiss Football League avait ouvert lundi une procédure contre le FC Schaffhouse. Parallèlement, la recherche des auteurs de la banderole a été menée en étroite collaboration avec le FC Winterthour, la police municipale de Winterthour, la police cantonale zurichoise et la police de Schaffhouse.

«Baiser et frapper les femmes de Winterthour»

Après plusieurs provocations entre les supporters des deux équipes, une banderole en deux parties avec inscrit dessus «Winti Fraue figgä und verhaue» («baiser et frapper les femmes de Winterthour») a été brandie par des fans schaffhousois lors du match de dimanche à Winterthour. Des réactions choquées ont immédiatement suivi.

Toja Rauch, joueuse du FC Winterthour, a posté la photo sur Facebook et exprimé son indignation. Selon elle, il s'agissait d'une réponse à une action précédente de supporters zurichois lors d'une rencontre à Schaffhouse. «Les femmes de Winterthour ont plus de fans que vous!», avaient-ils écrit sur une bannière.

La conseillère d'Etat zurichoise Jacqueline Fehr (PS) a pour sa part appelé sur Twitter le club concerné à prendre des mesures. Pour elle, il s'agit clairement d'un appel à la violence contre les femmes. Des excuses sont insuffisantes. La députée socialiste au parlement zurichois et footballeuse au FC Winterthour Sarah Akanji a estimé que le match aurait dû être interrompu.

Excuses

Les fans à l'origine des banderoles se sont excusés sur Facebook. Il s'agissait uniquement d'une provocation et ils ne prônent pas la violence contre les femmes, ont-ils assuré. Ils ne sont pas non plus misogynes. Le FC Schaffhouse comme le FC Winterthour ont condamné ces agissements. La police de Winterthour a ouvert une enquête pour provocation publique au crime ou à la violence.

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