Billag a été victime d’une fausse alerte à l’anthrax vendredi à Fribourg. Les analyses du laboratoire microbiologique du CHUV à Lausanne ont révélé que la poudre blanche retrouvée dans le courrier de l’entreprise était du sucre de raisin.

Tout danger de contamination est donc définitivement écarté, le dispositif est levé et les locaux rouverts, a indiqué la police cantonale. L’enquête de police reste néanmoins ouverte pour déterminer l’identité de l’expéditeur de la lettre.

Six personnes dont un policier ont subi une procédure de décontamination par les services sanitaires. A titre préventif un traitement à base d’antibiotiques leur a été administré. Vingt personnes ont été placées en observation le matin.

Le produit était contenu dans une enveloppe reçue vendredi matin par Billag. Il n’y a eu aucune revendication. Au cours d’un point de presse le matin, la police avait indiqué que le risque que le produit suspecté soit vraiment de l’anthrax était très faible.

Même si cela avait été le cas, il n’y aurait eu aucun danger pour la population, les mesures adéquates ayant été immédiatement prises. Pour des raisons de sécurité, la police et les services sanitaires ont fait comme si le produit était vraiment toxique tant que les résultats de l’analyse n’étaient pas tombés.

L’anthrax est une bactérie pouvant par exemple attaquer les poumons et provoquer une pneumonie ou même une septicémie, a expliqué le médecin intervenu sur les lieux. Ce dernier a aussi émis rapidement des doutes sur la dangerosité de la poudre suspecte. Selon lui, il est quasi impossible pour une personne privée de se procurer des spores d’anthrax.

Pas moins de seize sapeurs-pompiers ainsi que plusieurs policiers sont intervenus. Le trafic au centre-ville a été fortement perturbé le matin, le périmètre ayant été bouclé.

Ce n’est pas la première fois que Fribourg est le cadre d’une alerte à l’anthrax. En 2001, l’affaire avait fait des vagues car plutôt inédite: il s’agissait d’une fausse alerte.

Après une accalmie, ce genre de mauvaise plaisanterie a été réédité en 2004 à Emmen (LU), avec du sucre glace, et encore plus récemment dans une poste à Zurich en décembre 2009. Aucune de ces alertes n’a jamais été effective.