Le Temps: Faut-il limiter l’offre des nuits lausannoises?

Mathieu Blanc: Il n’y a pas de solution unique. Je serais enclin à élargir les heures d’ouverture plutôt qu’à les restreindre. Le parlement communal a rejeté cette idée. Pourtant, de la souplesse permettrait d’éviter que tout le monde se retrouve à la rue en même temps. Les propriétaires des boîtes de nuit y sont favorables. L’efficacité de l’heure blanche reste à démontrer.

– Sur le plan de la répression, qu’envisagez-vous?

– Au lieu de s’attaquer à la vie nocturne dans son ensemble, dont Lausanne tire une certaine fierté, il faudrait chercher à isoler les fauteurs de troubles. Pourquoi ne pas imaginer des listes de personnes dont on interdirait l’accès aux discothèques? Il faudrait s’asseoir tous autour d’une table et discuter en dehors des clivages partisans. Voilà pourquoi je verrais bien des états généraux.

– La police semble parfois débordée…

– Je remarque que le respect à l’égard des agents se perd. Par ailleurs, augmenter les effectifs est essentiel. Encore faut-il les affecter aux tâches les plus utiles pour la sécurité.