Pascal Couchepin n'est jamais à court d'idées. La dernière en date consiste à compléter le système de prévoyance par la création d'un pilier 3c, qui s'ajouterait aux 3a et 3b existants. Développée dans le SonntagsBlick, cette proposition vise à défiscaliser une nouvelle forme d'épargne, celle qui serait mise de côté dans le but de préfinancer son éventuel placement futur dans un EMS. Selon Pascal Couchepin, les personnes devraient pouvoir profiter de cette possibilité une fois la cinquantaine passée. Ce modèle est à l'examen à interne de l'administration, a-t-il confié à l'hebdomadaire zurichois.

Classer les soins

Cette proposition anticipe les discussions difficiles que la Commission de sécurité sociale et de santé publique (CSSS) du Conseil des Etats aura dès la fin du mois d'août. A cette date, elle s'emparera de la nouvelle loi sur le financement des soins, dont l'accueil a été plus que mitigé en consultation. Cette loi propose d'établir une distinction entre les types de soins prodigués aux personnes dépendantes, principalement les personnes âgées. D'un côté, l'assurance de base continuerait de couvrir les coûts des soins proprement dits, tels que les piqûres ou les pansements. Mais, de l'autre, elle ne verserait qu'un forfait pour l'aide au déplacement, la toilette ou l'alimentation. Cette proposition a pour effet de redistribuer les charges: elle allège celles des caisses, mais risque d'augmenter celles des assurés, des cantons et des communes. Si elle passe le cap du parlement, le référendum est quasiment certain. Reste à savoir qui aurait les moyens de consacrer une partie de ses revenus à la nouvelle épargne 3c qu'il suggère.