Avis aux intéressés: le FBI promet un million de dollars à qui aidera la police américaine à retrouver James Bulger, caïd de la pègre de Boston lié à l'IRA. Or, de nouveaux indices laissent penser que le criminel pourrait séjourner en Suisse. Ce mercredi, le Blick faisait part de l'opportunité à ses lecteurs, leur présentant en une la photographie du criminel. Le quotidien expliquait avoir été informé par l'ambassade des Etats-Unis à Berne, qui a par ailleurs fourni l'illustration. En fuite depuis sept ans, James Bulger, dit «le Blanc», a 73 ans. Il est l'un des dix hommes les plus recherchés par les Etats-Unis, au même titre qu'Oussama Ben Laden. A son palmarès figurent 19 meurtres, des accusations de trafic de drogue, d'extorsion de fonds et de blanchiment d'argent. Chef présumé de la pègre irlandaise de Boston, il avait été condamné à 20 ans de réclusion à Alcatraz.

En septembre, les polices britannique et irlandaise ont découvert des milliers de dollars, d'euros et de francs suisses, ainsi qu'un passeport irlandais appartenant à James Bulger, déposés dans des coffres de banque de Londres et de Dublin. Peu avant, James Bulger avait été apperçu marchant à Piccadilly Circus, dans le centre de Londres. Pour les autorités américaines, la découverte de francs suisses en sa possession pourrait signifier qu'il a séjourné en Suisse.

Si l'ambassade reconnaît avoir fourni photographie et renseignements concernant James Bulger au journal alémanique, son porte-parole Bruce Armstrong tient par contre à relever que, contrairement à ce qu'affirme le Blick, les agents fédéraux du FBI ne sont pas actifs en Suisse. Il ajoute que l'ambassade a coopéré dans le but de rendre moins aisé un éventuel séjour clandestin en Suisse. Mercredi soir, il était impossible de savoir si la direction de l'Office de la justice était au courant de la publication de cet article. Reste qu'elle ne pose aucun problème: «A priori toute recherche internationale est classée confidentielle. Mais si l'Etat concerné estime qu'il faut la rendre publique, c'est son affaire», se borne à commenter le porte-parole de l'Office Folco Galli.