Vaud

Pour les fédérales, l’attention vaudoise se focalise sur les Etats

La campagne cantonale des élections fédérales démarre avec une incertitude majeure. La vague verte attendue sera-t-elle assez forte pour recouvrir le Conseil des Etats?

Un siège supplémentaire à la Chambre du peuple, le 19e, amène un peu de zeste dans la campagne électorale vaudoise. Tous les partis sont tentés de le réclamer. Ainsi, 24 listes ont été déposées et 374 candidats sont en lice pour le Conseil national. Quinze candidats se présentent au Conseil des Etats. La gauche part soudée, la droite dispersée. Le non-apparentement du PLR et de l’UDC – comme en 2015 – semble faire sens, vu que sur l’accord-cadre – un des thèmes centraux de la campagne – les deux partis ne s’entendent pas. Le PLR tirera-t-il une prime de cette rupture avec l’UDC en gagnant des voix chez les bourgeois du centre?

Les Verts semblent à première vue les mieux positionnés pour s’emparer du siège bonus: en 2015 déjà, les écologistes auraient été les plus près de l’arracher, une hypothèse renforcée cette année par la sensibilité climatique qui accompagne ces élections fédérales 2019. «La logique va dans cette direction, approuve le politologue Olivier Meuwly. C’est pourquoi l’enjeu majeur viendra surtout des Etats.» L’élan des Verts, qui devrait se matérialiser au Conseil national, aura-t-il uniquement un effet proportionnel, ou influencera-t-il l’élection à la majoritaire? La gauche misera-t-elle avec rigueur sur ses deux candidates contre Olivier Français, ou est-ce que le PS va jouer la carte Marra pour garantir son siège, et laisser tomber Adèle Thorens?