L’ouverture du Rolex Learning Center de l’EPFL est l’occasion de faire la fête. C’est personnellement, et au nom de l’ETH Zürich, que je félicite sincèrement notre «sœur» des rives du lac Léman pour cette réussite. Ce centre d’apprentissage et de rencontre original rayonnera loin dans le monde et s’imposera également comme laboratoire pour le développement de nouvelles méthodes d’apprentissage.

Les deux hautes écoles techniques fédérales, à Zurich et à Lausanne, contribuent de manière essentielle à la formation, à la recherche et à l’innovation en Suisse. Ces deux institutions universitaires parviennent en toute excellence à lier leurs connaissances fondamentales à l’économie, que ce soit par l’encouragement de jeunes entreprises ou par des partenariats publics et privés sur le campus universitaire.

L’année dernière, les EPF ont donné naissance à 40 nouvelles entreprises. Elles ont également conclu de nombreux partenariats avec des entreprises actives dans le secteur industriel et tertiaire. L’ETH Zürich est, par tradition, étroitement liée à la branche chimique et pharmaceutique et aux nombreuses entreprises installées dans le Technopark de Zurich, qui existe depuis seize ans déjà (et qui a su rester jeune). Sont venues s’y ajouter des coopérations avec le laboratoire de recherche d’IBM tout proche, le groupe de divertissement Disney, Microsoft, SAP et Inspire SA, une entreprise active dans les techniques de production.

Des méthodes d’enseignement innovantes dans le cadre de projets passionnants et pionniers convainquent toujours plus d’étudiants de suivre une formation d’ingénieur dans l’une des deux hautes écoles techniques. Ici, la science est gage d’aventure, de formation et de recherche, un mélange réussi qui séduit la jeunesse d’aujourd’hui.

Les exemples lausannois de ce succès sont la contribution des étudiants au célèbre bateau Alinghi ou au minisatellite Swisscube, récemment lancé dans l’espace. A Zurich, on note le développement du bob suisse Citius, couronné de succès et actuellement utilisé aux Jeux olympiques de Vancouver, de même que la Nouvelle Cabane du Mont-Rose du Club alpin suisse à 2900 mètres d’altitude, presque autonome en matière de consommation d’énergie.

Les étudiants ont participé à tous ces projets de manière décisive, que ce soit au niveau de l’ébauche, de la simulation ou des tests.

La Suisse peut être fière de ces deux hautes écoles techniques dans les différentes parties du pays. Les deux EPF comptent parmi les meilleures académies d’Europe et sont dédiées sans réserve à l’excellence. Malgré, ou en raison de petites différences culturelles, elles se complètent et s’inspirent mutuellement. Il vaut la peine de rester liés et de continuer à soutenir le duo des EPF des rives du Léman et des bords de la Limmat.

* Président de l’ETH Zürich.