Sur le site des opposants à la reprise de la directive de l’Union européenne sur les armes, les photos de femmes défilent. Elles sont souvent jeunes, le bras droit immanquablement tendu, paume ouverte, pour dire «stop» et la main gauche posée sur leur fusil. Il y a Lynn la femme au foyer mère de deux enfants qui s’adonne au tir pour le loisir, Jasmin l’employée de commerce ou encore Myriam l’agente de voyages soldate au sein de l’armée suisse. Elles ont décidé de partir en guerre contre «ce diktat de l’UE qui nous désarme» soumis au peuple le 19 mai prochain. Détonnant. Et quel contraste avec la conférence de presse du lancement du référendum, le 5 octobre 2018 à Berne, où la conseillère nationale argovienne UDC Sylvia Flückiger-Bäni était bien seule à la table du comité, entourée uniquement d’hommes d’un âge respectable portant cravate.

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