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Les femmes immigrées moins satisfaites que les hommes

Première du genre en Europe, une étude sociologique dresse le portrait des migrants en Suisse. Ceux qui restent, ceux qui repartent, ceux qui s’intègrent le plus aisément. Décryptage de Philippe Wanner, démographe à l’Université de Genève

La Suisse compte suffisamment d’étrangers – un quart de sa population – pour que la sociologie soit tentée d’en dresser le portrait. Financée par le Fonds national suisse dans le cadre du projet «nccr – on the move» porté par l’Université de Neuchâtel et les hautes écoles, une enquête sur la migration et la mobilité réalisée en 2018 vient d’être publiée. Basée sur un échantillon de 7740 immigrés et expatriés (requérants d’asile exclus), première du genre en Europe, elle constitue le second chapitre d’une histoire commencée il y a deux ans. Explications de Philippe Wanner, démographe à l’Université de Genève.

Le Temps: Qu’est-ce que nous apprend cette étude que nous ne sachions déjà?