Être Suisse, catholique pratiquant, célibataire, avoir entre 19 et 30 ans, mesurer au moins 1 mètre 74, avoir une santé et une réputation irréprochable, terminer l’école de recrues et être prêt à s’engager pour vingt-six mois. Mais surtout, être un homme. Les conditions de recrutement sont claires: les femmes sont, depuis cinq cents ans, exclues de la garde pontificale suisse. Pourtant, dernièrement, c’est la Fondation pour la rénovation de la caserne de la Garde suisse pontificale au Vatican elle-même, qui ouvre la voie au personnel féminin, puisque la future bâtisse proposera des chambres individuelles et donc compatibles à l’intégration de femmes dans les contingents.

«Une caserne utile»

«Nous proposerons 126 chambres individuelles, explique au Temps Jean-Pierre Roth, président de la fondation. Si elles ne sont pas indiquées comme telles, ces dernières permettraient en effet aisément de créer une section féminine.» Aujourd’hui, les deux bâtiments qui servent de logement et de zone de restauration à la troupe ne contiennent que 12 chambres que se partagent les gardes non mariés. A côté, une troisième caserne permet de loger le commandant ainsi que les gardes avec familles. Depuis leur construction au XIXe siècle, aucune restauration sérieuse n’a été effectuée.