18h30

Selon les bulletins de 26 locaux représentant 29.58% des bulletins et de 42 procès-verbaux, la droite et la gauche se trouvent toujours dans un mouchoir de poche. Colistière de Charles Beer, la socialiste Véronique Pürro reste hors de la course à la huitième place. Sa campagne ne semble pas avoir convaincu: elle avait revendiqué «la continuité» par rapport au sortant Laurent Moutinot, ex-ministre critiqué de la police. Le MCG est très certainement écarté: il accuse 9000 voix de retard sur Véronique Pürro. En tête du classement gouvernemental, le Vert David Hiler, patron des Finances. Il est suivi du radical François Longchamp, du PDC Pierre-François Unger. Viennent ensuite le socialiste Charles Beer, les libéraux Mark Muller et Isabel Rochat. En septième place, la Verte Michèle Künzler

17h

Pour l’heure, les résultats sont à prendre avec des pincettes: ils sont basés sur 10% des locaux, dont aucune commune suburbaine ni la Ville de Genève. S’ils se confirment, ils seront douloureux pour la gauche et le PS en particulier, qui comptait deux sièges gouvernementaux depuis 1997. Ils perdraient celui de Laurent Moutinot, ministre au bilan très mitigé. Lâchés par la gauche dure, les socialistes paient également le morcellement de leur camp. Ils ont aussi perdu des plumes face au MCG, très présent dans la rue et sur le thème de l’insécurité, cher aux Genevois.

Pour l’heure, les Verts s’en sortent mieux, en parvenant tout juste à sauver le siège de Robert Cramer récupéré par Michèle Künzler. La perte de la majorité de la gauche induirait une droitisation de l’ensemble du canton, exécutif et législatif. Il faudrait trouver une nouvelle manière de gouverner Genève. Cynthia Gani

■ 15h50: «La gauche à la peine»

La droite garde l’avantage, mais les libéraux sont à la peine. En tête du classement gouvernemental, le Vert David Hiler, patron des Finances. Il est suivi du radical François Longchamp, du PDC Pierre-François Unger, du socialiste Charles Beer et de la Verte Michèle Künzler, tirée par la locomotive David Hiler. La situation est plus fragile concernant les deux derniers sièges: les libéraux Isabel Rochat, Mark Muller et la socialiste Véronique Pürro sont dans un mouchoir de poche. La perte d’un siège libéral ne serait pas sans rappeler la scénario d’il y a quatre ans, alors que Micheline Spoerri avait été remerciée par les électeurs après un seul mandat. Le Mouvement citoyens genevois semble écarté: Eric Stauffer accuse 9000 voix de retard sur Véronique Pürro. Son colistier Mauro Poggia arrive derrière. Idem pour l’UDC. Pour l’heure, les résultats sont à prendre avec des pincettes: ils sont basés sur 60 procès-verbaux et quatre locaux, dont aucune commune suburbaine ni du centre-ville. S’ils se confirment, ils seront douloureux pour la gauche et le PS en particulier, qui comptait deux sièges gouvernementaux depuis 1997. Ils perdraient celui de Laurent Moutinot, ministre sortant de la Police au bilan très critiqué. Les Verts s’en sortiraient mieux, en parvenant à sauver le siège de Robert Cramer récupéré par Michèle Künzler. La perte de la majorité de la gauche induirait une droitisation de l’ensemble du canton, exécutif et législatif. Cynthia Gani

■ 15h30: «Le MCG toujours dans la course»

Le suspense plane sur les élections cantonales genevoises. A 14h30, le chancelier Robert Hensler a donné les premières projections sur la base des procès verbaux d’une quinzaine de locaux de vote. Pour l’heure, l’Entente bourgeoise garde trois des sept sièges, idem pour les socialistes et les Verts, mais le septième fauteuil est très incertain. «Cela se joue entre les deux blocs droite-gauche et le Mouvement citoyens genevois», annonce Robert Hensler, chancelier de la République.

Un premier classement se dégage à 15h05: en tête, le Vert David Hiler, suivi du radical François Longchamp, du PDC Pierre. François Unger, de la libérale Isabel Rochat. Viennent ensuite son colistier Mark Müller, et le socialiste Charles Beer. La lutte entre les deux femmes de gauche, la socialiste Véronique Pürro et la verte Michèle Künzler s’annonce et le longue: elles se talonnent. Quant au MCG, il n’est pas encore hors course. Si ce classement se confirme, cela signifiera que les Genevois ont souhaité confirmer la droitisation du parlement désigné le 11 octobre. La gauche perdrait la majorité qu’elle avait acquise il y a quatre ans pour la première fois depuis 1933.

Tout peut encore changer, mais on sait en tout cas que l’UDC est écartée. Selon le chancelier, un deuxième tour dans cette élection majoritaire où il faut atteindre un quorum de 33% pour passer la rampe, paraît «hautement improbable.» A l’heure où ne connaît que des résultats très provisoires, l’enjeu majeur de cette élection reste l’entrée ou non du MCG, parti anti-frontalier, au sein du gouvernement. Avec ses deux candidats, Eric Stauffer et Mauro Poggia, la formation populiste espère bien rafler le Département de la Police, laissé vacant par le socialiste Laurent Moutinot. Autre dicastère en jeu: celui du Territoire, que quitte le Vert Robert Cramer. Cynthia Gani