C’était le 11 novembre dernier. A peine Christian Levrat avait-il annoncé sa démission de la présidence du PSS que de nombreuses voix s’élevaient: c’est l’heure d’une femme alémanique. Sous l’ère du Fribourgeois, le parti a fonctionné de manière trop verticale et s’est éloigné de sa base. Résultat: une cinglante défaite aux élections du 20 octobre dernier. Ce n’est pas le score historiquement bas du PSS qui a fait le plus mal, mais sa perte d’influence au Conseil des Etats, où il avait réussi à arracher des compromis à un Conseil national à majorité de droite.

Trois mois plus tard, la course à la présidence a démarré par un premier débat officiel à Bellinzone. En lice, outre un outsider sans la moindre chance – Martin Schwab –, deux tandems qui offrent un choix au parti. Le premier, composé de Mattea Meyer et Cédric Wermuth, propose une ligne plus idéologique, tandis que le second, formé de Priska Seiler Graf et Mathias Reynard, se veut plus intégratif et soucieux d’éviter toute querelle de chapelle.