La conseillère nationale radicale vaudoise Christiane Langenberger est évidemment déçue de la décision prise par son parti samedi. Elle ne se décourage toutefois pas. Parfaite bilingue, elle est prête à défendre la cause de l'assurance maternité des deux côtés de la Sarine.

Le Temps: Que vont faire les radicaux romands maintenant?

Christiane Langenberger: Nous allons travailler avec le comité interpartis et avec les associations féminines, qui se mobilisent en force. Nous allons créer un comité radical en Suisse romande et nous mènerons une campagne différente de celle du parti national.

– Sous quelle forme?

– Nous avons peu d'argent, bien moins que les sommes – on parle de 1,5 million de francs – que sont prêts à investir les adversaires. Nous privilégierons le bouche-à-oreille et préparons quelques actions spectaculaires. Mais nous avons peu de temps, car beaucoup de gens seront absents pendant les fêtes de l'Ascension et de la Pentecôte.

– Comment expliquez-vous l'opposition de vos collègues alémaniques?

– L'argument selon lequel les entreprises qui emploient beaucoup de femmes feront des économies n'a manifestement pas passé. Mais je suis prête à défendre ce projet également en Suisse alémanique, car un parti qui se veut réformateur et ouvert ne peut pas passer outre les besoins des jeunes et des femmes.

Propos recueillis par B. W.