«Des Fêtes d’un mois, éclatées dans la ville»

Fondateur de Happy City Lab et organisateur de CinéTransat, Dan Acher estime qu’il faudrait «allonger la durée des Fêtes à un mois, mais les éclater dans toute la ville, avec différents temps forts. Investir les parcs, les places, la plaine de Plainpalais et les institutions culturelles, pour mettre Genève en avant.» Il constate que c’est au mois de juin que la ville foisonne, notamment grâce à la Fête de la musique, «qui est pour moi la vraie fête de Genève. Dans un monde idéal, il faudrait pouvoir déplacer certaines manifestations au creux de l’été et les intégrer aux Fêtes.» Pour Dan Acher, «les Fêtes devraient être rythmées par des thématiques différentes pour des publics divers». Concerts, danse, théâtre, il imagine «un mélange de spectacles de qualité gratuits en plein air et payants dans les salles.» Voilà pour le cadre général.

Le contenu, Dan Acher l’articulerait autour de trois axes: le divertissement, la culture et le sport. Au chapitre divertissement, il propose, en vrac: «Un concert de sirènes de bateaux de la CGN; utiliser le jet d’eau comme écran pour y faire des projections; organiser une block party sur une des grandes artères de la ville le temps d’un week-end; ou encore mettre sur pied un événement participatif – une parade, un défilé – dans lequel s’investirait la population.» Mais pas question de supprimer le feu d’artifice, «très rassembleur», ni les manèges, «que l’on déplacerait à Plainpalais.»

Au rayon culture, il imagine: «Des spectacles ambitieux dans les salles existantes; agrandir la jauge des concerts de la scène Ella Fitzgerald en la recréant sur le bas du parc La Grange; ouvrir les concerts de l’aube des Bains des Pâquis à d’autres publics, par exemple en y organisant des concerts du chœur du Grand Théâtre; intégrer CinéTransat aux Fêtes; déployer des spectacles de théâtre de rue autour de la Rade le week-end des feux; mettre en avant la Vieille-Ville par des jeux de lumière ou encore proposer des portes ouvertes à l’ONU pendant les Fêtes.»

Quant au sport, il pense à «une course de natation ludique et populaire ou un concours de distance de machines volantes sans moteur avec arrivée dans l’eau; une régate de bateaux de la CGN et une compétition de sports de rue au skate-park de Plainpalais, que l’on agrandirait pour l’occasion.»

Dans l’esprit de Dan Acher, «la fête ne durerait pas un mois partout, mais se déplacerait dans la ville».

Professionnel aguerri, il en est conscient: «Cela passerait certainement par un partenariat public/privé. Il faudra accepter que des fonds privés entrent dans la danse, mais on n’échappera pas, à mon sens, à une participation financière des pouvoirs publics.»