Après l’avoir annoncé par la voix de son conseiller d’Etat Pierre Maudet, la police genevoise détaille, pour peu qu’elle le puisse, un renforcement de son dispositif de sécurité des Fêtes de Genève – ou Geneva Lake Festival dans sa version anglophone – qui débuteront le 4 août. Parmi les changements majeurs, on notera l’installation de «blocs de béton» qui devraient être disposés sur «plusieurs axes routiers autour de la rade», limitant ainsi la vitesse dans cette zone à 30 km/h durant la durée des festivités, soit jusqu’au 14 août. La manœuvre n’est pas sans lien avec les récents événements survenus à Nice, «même si, précise le porte-parole de la police Guillaume Sylvain-Gentil, cette mesure a déjà été utilisée lors de la tenue de conférences internationales». La nouveauté est donc toute géographique.

Les forces de l’ordre seront également plus visibles. De là à dire que les policiers seront plus nombreux? Affirmatif, rétorque la police. «Non seulement le périmètre des Fêtes est plus vaste que les éditions précédentes, mais il nous a également paru important, au vu des inquiétudes d’une partie de la population, de renforcer la présence policière dans la rue.»

Trafic routier perturbé, centre-ville à éviter

Ces nouvelles mesures ne seront pas dénuées d’impact sur la circulation. La disposition des blocs de béton ne permettra pas l’accès autour de la Rade aux poids lourds. Des déviations seront mises en place, ces dernières pouvant générer des «ralentissements», prophétise la police avec euphémisme, «particulièrement au centre-ville». Si les abords de la manifestation restent accessibles aux véhicules légers durant la semaine, la circulation au centre-ville, elle, demeure «fortement déconseillée.»

Dernière nouveauté lors de la soirée du feu d’artifice – le samedi 13 août à 22h00 –, un couloir de sécurité sera installé sur le pont du Mont-Blanc, lieu privilégié pour observer les belles bleues et les palmiers irisés. Les surfaces habituellement dédiées aux spectateurs gratuits seront compensées par des zones à «visibilité équivalente», nous promet-on, sur les quais du Mont-Blanc et Gustave-Ador.


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