La ministre argovienne des affaires sociales et de la santé Franziska Roth quitte l’UDC. Elue en 2017, cette ancienne juge de district est critiquée par plusieurs partis dont le sien pour sa manière de gérer son département.

Face aux médias réunis mardi à Aarau, Franziska Roth a déploré que son parti l’ait couverte de «reproches confus» et ait tenté de la «forcer à démissionner». Pourtant, la ministre a réussi à «instaurer un changement» au sein du département depuis son arrivée, il y a deux ans, s’est-elle défendue.

L’UDC reste sa «patrie politique»

Elle a donc décidé de rester en fonction et de poursuivre sa «politique résolument bourgeoise». Une expertise externe, mandatée par le gouvernement, analyse actuellement le mode d’organisation et de direction ainsi que la culture interne du département Roth.

La ministre n’exclut pas de réadhérer à l’UDC, «lorsque d’autres personnes en auront pris les commandes». Pour elle, changer de parti est exclu, l’UDC restant sa «patrie politique». En quittant le parti, «j’espère pouvoir faire mon travail en paix», déclare Franziska Roth, convaincue que sa politique restera soutenue par les partis bourgeois.

Son parti lui avait fixé un ultimatum

Dès l’entrée en fonctions de Franziska Roth, l’UDC a exigé d’elle qu’elle mette un terme à la «culture du bien-être» régnant au sein du département, selon le parti. Plusieurs formations politiques lui reprochaient en outre une attitude négative à l’égard des députés. Il y a quelques mois, Franziska Roth avait admis des «erreurs de communication» et s’en était excusée.

A la mi-mars, l’UDC avait fixé un ultimatum à sa ministre: le parti exigerait sa démission, voire l’exclurait de ses rangs, si elle ne remettait pas de l’ordre dans son département d’ici à l’été.