Et si la promotion économique et touristique du Valais passait par la promotion des événements sportifs? Cette question paraît à première vue aller de soi. Elle a pourtant fait l'objet d'une étude de l'IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique, de Lausanne) sous la direction du professeur Jean-Loup Chapelet, bien connu pour ses contributions au dossier olympique, en collaboration avec le Centre de recherche de l'école suisse du tourisme à Sierre. Le mandat venait du Département des finances et de l'économie du canton.

Eh bien, la réponse est oui. Le Valais connaît un grand nombre de manifestations sportives. Les habiles analystes ont repéré, parmi les plus régulières d'entre elles: les courses de ski alpin, les épreuves de ski de fond dans la vallée de Conches, la Patrouille des Glaciers, les étapes du Tour de Romandie, le Grand Raid Cristalp, le «Canon European Master» de Golf à Crans-Montana, ou encore le Rallye international du Valais. Il fallait bien une étude pour découvrir cela.

Mais les spécialistes ne s'en sont pas tenus là. Le rôle de l'Etat dans le soutien à ce type de manifestation doit être mieux défini et amélioré, ont-ils finement diagnostiqué. Telle est la conclusion du rapport présenté mardi à Sion par le conseiller d'Etat Wilhelm Schnyder. La création d'un «Fonds Sport et tourisme» pourrait venir en aide aux événements sportifs les plus importants tandis qu'une conception globale des installations sportives «d'importance cantonale» devrait planifier d'une façon rationnelle la construction et la rénovation des infrastructures.

A ces propositions s'en ajoute une autre autrement savoureuse, qui résume peut-être l'esprit dans lequel ont travaillé les consultants: elle recommande «la réalisation d'études afin de déterminer les impacts économiques, touristiques et médiatiques des manifestations sportives importantes pour disposer des informations nécessaires au pilotage et à l'évaluation régulière du concept de promotion des événements sportifs».

Tiens, ce conseil des mandataires pourrait surprendre les contribuables valaisans: car l'étude qui vient d'être rendue devait précisément répondre à ce questionnement. Ses auteurs estiment qu'il serait préférable de concrétiser les actions qu'ils proposent d'une manière simultanée, mais qu'il est également envisageable de les étaler dans le temps. Car dans les bureaux d'études, on le sait bien: le temps c'est de l'argent. A défaut de l'or olympique.