Patron d'une PME spécialisée dans l'électronique et la technique hydraulique, qui emploie 250 personnes à Frutigen (Oberland bernois), le conseiller national UDC Hansruedi Wandfluh a lancé une nouvelle idée pour financer les retraites anticipées.

Dans une motion, il suggère d'autoriser les salariés à mettre de côté une partie de leur revenu pour pouvoir arrêter de travailler plus tôt sans que cela coûte plus cher à la collectivité.

«Les revenus obtenus dans les différentes périodes de la vie ne correspondent pas aux besoins financiers du moment. Alors qu'une famille doit souvent se contenter d'un budget très serré tant que les enfants suivent une formation, elle dispose, après cette phase, d'une marge de manœuvre plus grande sur le plan financier», note-t-il. A ce moment-là, c'est-à-dire après 45 ans, certains salariés pourraient verser une partie de leur revenu, par exemple 20%, sur un compte de pension auquel ils pourraient recourir pour financer ultérieurement leur retraite anticipée et compléter la rente réduite à laquelle ils auraient de toute manière droit. Ce n'est qu'à ce moment-là que cette part du revenu serait imposable. Cette solution, reconnaît l'UDC bernois, conviendrait avant tout à la classe moyenne.

Dans la réponse écrite qu'il a publiée en décembre, le Conseil fédéral se dit «prêt à examiner des idées nouvelles» et rappelle le «besoin reconnu de flexibilité». Il propose cependant de transformer la motion en postulat et renvoie aux travaux en cours dans le cadre des révisions de l'AVS et de la LPP.