La délégation des commissions de gestion, chargée de surveiller les activités relevant de la sécurité de l’Etat, s’intéresse de près à une entreprise qui aurait formé des espions étrangers à des appareils d’écoutes. Le Ministère public de la Confédération (MPC) n’avait pas donné suite à une dénonciation contre cette firme après un examen préliminaire.

La commission veut entendre le conseiller fédéral Ueli Maurer, le patron du Service de renseignement de la Confédération Markus Seiler et le MPC, a indiqué jeudi sa vice-présidente Corina Eichenberger. Elle revenait sur un article du groupe de presse Nordwestschweiz et du quotidien Südostschweiz.

Le cas n’est pas particulièrement problématique mais «sérieux», selon elle. La commission veut en savoir plus sur les activités de cette société. Elle s’occupera de ce dossier soit lors de sa prochaine séance ordinaire en avril ou lors d’une séance extraordinaire.

Une plainte a été déposée en août 2013 contre cette société auprès du MPC. La firme, qui a son siège à Zurich, est soupçonnée entre autres de vendre des appareils d’écoutes et d’espionnage. Elle aurait aussi formé du personnel étranger dans ce domaine.

Le MPC a cependant décidé de ne pas entrer en matière. Il estimait que les caractéristiques des produits utilisés par la firme ne dépassaient pas les standards comparables sur le marché international. Il est de surcroît habituel que l’achat de tels produits s’accompagne d’une formation.