Une dernière mission, avec sa casquette de directeur de l'ONG Penal Reform International, l’a conduit, fin septembre, en République centrafricaine pour y promouvoir une justice plus équitable et des conditions de détention moins violentes. Dans un mois, Florian Irminger, infatigable baroudeur des droits humains, arrêtera de sillonner la planète et rendra les clés de son bureau londonien pour poser ses valises à Berne.

Nommé secrétaire général des Verts suisses, ce Genevois dans l’âme relève le défi à un moment particulièrement intense pour le parti, devenu la quatrième force politique du pays. Pressé par l’impatience climatique de toute une génération, celui-ci doit affronter d’immenses attentes et pas mal de mauvaise humeur. Pas de quoi décourager la nouvelle recrue des instances dirigeantes: «Ces tensions sont saines et elles permettent de veiller à ce que les élus ne se sentent pas trop à l’aise dans le fauteuil du pouvoir.»