Réunis ce mercredi après-midi, les syndicats ont approuvé de poursuivre leur grève jeudi toute la journée. La majorité a préféré cette option à celle qui leur avait été proposée par le président du Cartel intersyndical, à savoir reconduire le mouvement de protestation l'après-midi seulement. Si quelques oppositions se sont élevées, notamment dans le domaine de l'enseignement, la majorité a préféré continuer à protester contre le vaste plan de réduction des dépenses publiques qu'a annoncé le gouvernement genevois lors de sa présentation de budget 2016.

Un peu plus tôt dans la journée, la tentative de rapprochement entre le Conseil d’Etat et le Cartel intersyndical de la fonction publique a échoué. Peu avant midi, le gouvernement a proposé de rencontrer les syndicats mais en comité «restreint», incluant seulement le syndicat interprofessionnel (SIT) et celui de la police judiciaire (SPJ) ainsi que le Groupement des cadres de l’administration (GCA) et l’Union des cadres. Une proposition refusée par le président du Cartel intersyndical Marc Simeth.

Ce dernier estime qu’il n’est pas possible de prendre des décisions pour toutes les associations professionnelles représentées dans un comité unitaire. Par ailleurs, il indique que le Cartel souhaitait pouvoir discuter avec quatre conseillers d’Etat et non trois comme le proposait l’Exécutif cantonal.

Voir notre chronique vidéo de mardi:

Un centre ville paralysé

Ce mercredi matin, le centre-ville de Genève a été totalement paralysé par le mouvement de protestation initié par la corporation des maçons. Près de 3000 d’entre eux, appuyés par plus de 4000 fonctionnaires du canton toujours en grève, ont défilé depuis la place des Vingt-Deux-Cantons, proche de la gare Cornavin, pour occuper le pont du Mont-Blanc avant de rejoindre la place de Neuve. Par la suite, les deux groupes se sont séparés, seuls les employés de la fonction publique et du secteur subventionné se dirigeant vers le siège du gouvernement, rue de l’Hôtel-de-Ville où l’exécutif cantonal tient sa traditionnelle séance hebdomadaire.

«Le gouvernement a légèrement entrouvert la porte aujourd’hui, mais il se moque encore de nous», a lancé Paolo Gilardi, du Syndicat des services publics. Il a dit attendre un soutien réel des deux magistrats de gauche, Anne Emery-Torracinta, en charge de l’Instruction publique, et Antonio Hodgers, chef du Département de l’aménagement, du logement et de l’énergie.