Salaires

Les fonctionnaires fédéraux exigent une augmentation

Les résultats financiers de la Confédération sont excellents et ses employés aimeraient en récolter les bénéfices. Ils se tournent vers le Conseil fédéral pour un meilleur salaire

L'Association du personnel de la confédération (APC) réclame une hausse salariale, ainsi que l'a appris Le Temps. «Les fonctionnaires fédéraux ne gagnent pas tous beaucoup d’argent», souligne d'entrée Barbara Gysi, conseillère nationale (PS/SG) et présidente de l’APC. Partant du principe que l’administration helvétique a fait un bénéfice de près de 3 milliards de francs en 2018, la politicienne réclame que le salaire de l’ensemble des 38 000 employés de la Confédération - dont 35 000 travaillent à temps plein - soit augmenté de 200 francs par mois.

Les salaires des fonctionnaires traînent la patte

«Il est temps de s’adapter aux augmentations observées dans l’économie privée, dit Barbara Gysi. Ces dix dernières années, selon le sondage UBS sur les salaires, les revenus ont augmenté de 13,5% en Suisse. Or, ceux des fonctionnaires fédéraux n’ont grimpé que de 7,9%. Ils sont donc massivement derrière.» La conseillère nationale saint-galloise souligne que, si la Confédération verse de manière générale des salaires «corrects», certains fonctionnaires tirent aussi la langue à la fin du mois. «Notamment dans le domaine de la logistique», précise la socialiste.

C’est précisément pour ces fonctionnaires mal lotis que l’APC demande une augmentation de 200 francs, explique Barbara Gysi, et non une hausse en pourcentage du salaire: «Sinon ce serait ceux qui gagnent déjà le mieux leur vie qui en bénéficieraient le plus», explique-t-elle. Lors d’une première rencontre, en février, la conseillère nationale et les représentants du service public ont rencontré le président, Ueli Maurer. Ils lui ont demandé de «prévoir une marge de manœuvre» dans le budget 2020 de la Confédération pour répondre à leurs revendications. Une deuxième rencontre aura lieu durant ce mois de mai. Reste à convaincre le Conseil fédéral.

Si Barbara Gysi souhaite faire pression sur ce dernier «pour que la Confédération conserve des conditions de travail exemplaires pour ses employés», elle reste cependant réaliste: «Ce sera sûrement difficile d’obtenir ce que nous demandons.»

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