Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a critiqué lundi le président tunisien Moncef Marzouki à l’heure des questions du Conseil national. Ce dernier a pressé dans des journaux la Suisse d’accélérer la reddition des fonds bloqués du clan Ben Ali, le président déchu.

Le Conseil fédéral est étonné, a dit le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), cité par l’ATS. Il a qualifié cette démarche d’«inappropriée». Didier Burkhalter a souligné que le gouvernement était déterminé à rendre aussi vite que possible les fonds à la Tunisie.

Mais il faut respecter aussi les dispositions de l’Etat de droit. L’élément clé pour une solution rapide réside dans la mise sur pied d’un partenariat étroit. Les échanges avec la Tunisie fonctionnent très bien, a assuré le chef de la diplomatie suisse et des progrès ont encore été atteints récemment.

Mais il est impossible de déterminer aujourd’hui combien de temps le processus de reddition prendra, a précisé le Neuchâtelois en réponse à une question d’Ueli Leuenberger (Verts/GE).