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400 jeunes en difficulté vont réintégrer le circuit scolaire. 
© Keystone / CHRISTIAN BEUTLER

Ecole

La formation obligatoire jusqu'à 18 ans entre en vigueur à Genève

Conçue pour lutter contre le décrochage, cette nouvelle disposition constitutionnelle, unique en Suisse, commence à se déployer lundi prochain. Un défi pour la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta. La réforme du cycle d'orientation, elle, viendra plus tard

Lundi prochain, 1537 élèves supplémentaires rejoindront les bancs d’école à Genève, portant leur nombre à 76000. «L’équivalent de deux cycles d’orientation» fait remarquer la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta, chargée du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP).

Pour soutenir cette hausse démographique, elle a obtenu une hausse du budget en conséquence: 464 nouveaux enseignants engagés, ce qui représente, une fois soustraits les départs à la retraite, 216 postes supplémentaires (équivalents plein-temps). Ce qui permet de maintenir le nombre moyen d’élèves par classes et le taux d’encadrement. Un accent particulier est mis sur l’école primaire, avec le développement d’équipes pluridisciplinaires. Chaque établissement devrait ainsi disposer d’un demi-poste d’éducateur en automne 2019.

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400 jeunes en difficulté réintègrent le circuit

L’augmentation s’explique par la hausse démographique, mais aussi par la formation obligatoire jusqu’à 18 ans (FO18), qui entre en vigueur. Ainsi, 400 jeunes en difficulté vont réintégrer le circuit dans une des offres préqualifiantes, comme les classes préparatoires et les stages dans les centres de formation professionnelle en vue d’un apprentissage; ceux qui ont déjà décroché bénéficieront d’un programme de retour en formation (CAP Formations) sur quatre mois.

Unique en Suisse, comme se plaît à rappeler le DIP, cette nouvelle disposition constitutionnelle va évoluer durant les prochaines années mais pourra offrir 770 places cette année scolaire déjà. Les jeunes sont identifiés et accompagnés grâce à un référent dans chaque établissement du secondaire ainsi que de conseillers en formation ou en insertion. «Mais il faut anticiper le décrochage scolaire, car les jeunes en question sont souvent largués par le système depuis petits», explique la magistrate. Un projet pilote a donc été mis sur pied au cycle pour aider 20 élèves de onzième année en grande difficulté. Il leur sera proposé des stages au sein des centres de formation professionnelle, afin de construire un projet.

«Les sections avec les passerelles fonctionnent-elles?»

Dans ce contexte, la réforme du cycle d’orientation, que la magistrate avait appelé de ses vœux, attendra. Car à ce stade, il y a davantage de questions que de réponses: «Les sections avec les passerelles fonctionnent-elles? Le cycle en trois ans est-il un bien pour tous? Que proposer aux élèves qui ont de la facilité? La langue et culture latine proposée à tous est-il judicieux? On ne sait pas», dit la conseillère d’Etat. Aussi se propose-t-elle «d’abord d’analyser, avec les directeurs d’établissements et les enseignants. Ensuite, sans idéologie, il faudra voir ce qu’on peut construire et faire passer politiquement pour la fin de cette législature». Il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

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Cette rentrée consacre aussi quelques nouveautés: une troisième période de gymnastique pour les neuvièmes années, avant que les deux suivantes ne suivent; le soutien financier d’une fondation privée pour les séjours linguistiques; un nouveau matériel pédagogique pour l’enseignement du fait religieux; enfin, le restaurant scolaire du Collège Rousseau deviendra un lieu de formation.

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