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Image d'illustration. Un jeune gagne les locaux de la Croix-Rouge à Paradiso, Tessin, mars 2017.
© GABRIELE PUTZU

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Forte hausse des disparitions de mineurs non accompagnés

L’année passée, plus de 500 jeunes venus en Suisse ont disparu du viseur des autorités. Le Secrétariat d’Etat aux migrations confirme le chiffre révélé par la RTS, en relativisant

Plus de 500 mineurs non accompagnés ont disparu du radar des autorités l’année passée, contre 94 en 2015. Des chiffres du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) révélés par la RTS montrent une explosion de ces cas de disparitions, six fois plus d’une année à l’autre.

Une hausse proportionnelle

La forte hausse des disparus concerne surtout la tranche des 16 à 17 ans, selon les chiffres du SEM. Le Secrétariat d’Etat n’explique pas vraiment cette augmentation, soulignant simplement qu’elle serait proportionnelle au nombre élevé de requérants d’asile qui séjournent actuellement en Suisse. Aujourd’hui, quelque 5000 mineurs non accompagnés résident dans le pays.

Les craintes du HCR

A la fin du mois d’août, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, a émis des réserves sur la situation de l’asile en Suisse. S’agissant des mineurs en particulier, il a rappelé sa position, selon laquelle ceux-ci doivent «pouvoir bénéficier de conditions d’accueil adaptées à leur âge et d’une protection adéquate dans des structures dédiées».

A ce sujet: La Suisse doit faire mieux pour les réfugiés mineurs

La nouvelle loi sur l’asile tient compte de certaines recommandations du HCR, par exemple l’attribution d’une personne de confiance tout au long de la procédure. Mais le rapport de l’agence onusienne va plus loin en demandant l’organisation d’un entretien d’orientation dès l’arrivée du mineur non accompagné en Suisse.

Sur les ondes de la RTS, Valentina Darbellay, cheffe de projet à Terre des hommes, a dit ses craintes à propos de ces centaines de jeunes disparus des viseurs. Elle juge qu’il y a «un risque très fort que ces jeunes disparus se retrouvent dans des trafics illégaux ou qu’ils sombrent dans la délinquance».

Notre éditorial en 2015: Réveil tardif

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