Ils ne sont pas bien organisés, ont peu de moyens. Pourtant, les opposants à la loi sur les épidémies se retrouvent dans différents milieux. Il y a le naturopathe saint-gallois Daniel Trappitsch, chef de file des référendaires. Craignant le pouvoir des pharmas, quelques Verts ont rejoint le camp des opposants, même si l’assemblée s’est déclarée favorable à la loi. L’UDC a pour sa part basculé dans le camp du «non» pour un autre motif: la défense des libertés individuelles et les dangers de la centralisation.

Enfin, une discrète coalition refuse «la mainmise étatique sur l’éducation sexuelle». Surtout active en Suisse alémanique, elle regroupe les mouvements militant traditionnellement contre l’avortement, la contraception, les droits des homosexuels. Leurs motivations sont en partie religieuses.

Les derniers sondages montrent que 39% des citoyens sont contre la loi. C’est beaucoup si l’on songe que le parlement a soutenu la loi à une très grande majorité. Mais on voit que certains parents, sans être des militants, craignent d’être dépossédés de leur rôle de parents et de ne plus avoir le choix de vacciner ou non leurs enfants.