Genève

Fracture au sein du Parti socialiste genevois

Querelles, démissions, règlements de comptes. La crise qui sévit chez les socialistes genevois s’ancre dans des luttes de pouvoir et des divergences idéologiques. Dangereux, à la veille des élections municipales

On savait le PS genevois à la peine depuis les dernières élections fédérales. On le découvre plongé dans la crise, en proie à des conflits internes qui doivent faire le désespoir des militants. A la veille des élections municipales, ils pouvaient rêver mieux.

Cette guerre larvée commence à s’ébruiter début novembre, lorsque Le Temps apprend que le bouillant député Alberto Velasco est l’objet d’une plainte pénale déposée par un camarade, entre-temps démissionnaire. Un conflit personnel, mais à la faveur duquel Alberto Velasco critiquait les méthodes d’un petit clan «dévoyé et clientéliste» au sein du parti. Ce qui lui a valu une remise au pas de la direction par une lettre d’avertissement, l’engageant à se montrer moins véhément.