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Français exclu du primaire: la Thurgovie pourrait faire marche arrière

Le Conseil d’Etat thurgovien propose deux variantes de plan scolaire, dont l’une maintient le français au primaire. Mais il dit sa préférence pour une position au secondaire

L’enseignement du français à l’école primaire n’est pas encore mort en Thurgovie. Le gouvernement du canton soumet au Grand Conseil une variante qui le réintègre. Il réaffirme toutefois sa préférence à la variante prévoyant le renvoi du français à l’école secondaire.

Les députés devront trancher

La loi de mise en œuvre du nouveau plan d’enseignement scolaire alémanique, qui sera soumise au Parlement thurgovien au printemps prochain, comprend une alternative. D'une part, le maintien du français à l’école primaire, de l’autre son renvoi au degré supérieur. Il appartiendra aux députés de trancher.

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Le Conseil d’Etat thurgovien persiste toutefois dans son intention: il veut déplacer l’enseignement de la deuxième langue nationale du primaire au secondaire, a précisé jeudi la ministre de l’éducation Monika Knill (UDC) face aux médias. Dans la version de la loi mise en consultation au printemps dernier, le gouvernement voulait faire débuter cet enseignement au degré supérieur.

Une pression du Conseil fédéral

En juillet, le Conseil fédéral a réagi aux velléités de plusieurs cantons alémaniques d’en faire de même. Il a mis en consultation trois variantes pour assurer l’enseignement d’une deuxième langue nationale dès l’école primaire. Son but: garantir l’application de l’article constitutionnel sur l’harmonisation scolaire, approuvé par le peuple en 2006, ainsi que celle du concordat HarmoS.

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