Le syndic radical d’Aigle, dans le Chablais vaudois, vit le consensus sur sa peau. « Les gens qui pensent détenir la vérité unique l’ennuient », écrit-t-il sur son site Internet. Frédéric Borloz est pétri de bon sens. Les solutions aux problèmes, juge-t-il avec conviction, se dégagent de l’expérience « sur le terrain ». Pas besoin de théoriser, insiste le président du groupe radical au Grand conseil.

Candidat au fauteuil de syndic pour une deuxième législature, Frédéric Borloz balise volontiers les couloirs du Parlement de son pas ondoyant. Il distribue poignées de main et boutades. L’homme de 45 ans a hérité de l’ironie valdo-radicale dont les grands noms du parti ont toujours nourri leurs carrières politiques. Non élu en 2007 déjà sur les listes pour le Conseil national, il pourrait rempiler cette année. Pour l’heure, Frédéric Borloz attend le verdict des urnes le 13 mars.

Aigle accapare l’expert-comptable à la tête de deux fiduciaires. La ville le passionne. Même si parfois elle lui résiste. Comme ce dimanche de septembre quand, pour quelques voix contraires, sa commune a refusé la fusion avec Leysin et Yvorne. Il en était l’un des sponsors enthousiastes. Mais la déception n’a pas entamé l’optimisme naturel de Frédéric Borloz. Depuis, il est reparti en campagne de plus belle, convaincu qu’une défaite n’est qu’un pas de plus, de travers peut-être, vers le consensus.