4 mars

Fribourg: le siège qui attise toutes les convoitises

Dimanche 4 mars aura lieu l’élection complémentaire au Conseil d’Etat fribourgeois et pas moins de sept candidats s’affronteront à cette occasion

Pas moins de sept candidats s’affronteront le dimanche 4 mars lors de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat fribourgeois. Un nombre record qui promet un ballottage général lors de ce premier tour; le second se jouera le 25 mars. Outre les deux favoris, la socialiste Valérie Piller Carrard et le PLR Didier Castella, on trouve deux sérieux outsiders. D’abord Sylvie Bonvin-Sansonnens, cheffe de groupe des Verts, appuyée par les chrétiens-sociaux. Son expérience politique est jugée trop courte, mais elle pourrait être soutenue par des centristes soucieux d’un certain équilibre. Il y a ensuite le président de l’UDC, Ruedi Schläfli, qui a finalement décidé de s’y coller faute de candidats. Agriculteur et ancien lutteur, il fera des voix en campagne, mais son parti peine toujours à rassembler dans la configuration d’une élection majoritaire.

Lire aussi: Valérie Piller Carrard: «Je suis la mieux armée pour défendre le troisième siège de la gauche»

Les trois autres prétendants ne devraient guère faire mieux que de la figuration. Inconnu au niveau cantonal, n’ayant jamais exercé de mandat politique, Philippe Nahum peinera à redonner du souffle à son parti du PBD. Quant à la jeune indépendante Maya Dougoud, qui souhaite représenter les citoyens sans parti, et à Claudio Rugo, fondateur du Parti des artistes, difficile d’imaginer qu’ils obtiennent davantage que quelques pourcents.

Lire aussi: Didier Castella: «Il est temps de donner sa véritable place au canton de Fribourg»

«Siège à bascule»

Le nombre élevé de candidats s’explique par l’histoire particulière de ce septième siège du gouvernement que le rédacteur en chef de Radio Fribourg, Philippe Huwiler, comparait à un «siège à bascule». Flottant, il est passé d’un parti à un autre depuis 1981, date à laquelle le PDC décida de renoncer volontairement à la majorité absolue. Ses derniers occupants ont souvent été des profils originaux, issus du monde de la terre: l’UDC-PAI et paysan Raphaël Rimaz, l’indépendant Pascal Corminboeuf, également agriculteur, puis enfin la Verte Marie Garnier, ingénieur agronome de formation. Le départ subit de cette dernière a donc aiguisé les convoitises de toutes les formations politiques, à l’exception du PDC, chacun se disant qu’il avait sa chance.

Lire notre éditorial: L'élection qui réveillera Fribourg

Publicité