Le canton de Fribourg veut réorganiser sa médecine scolaire. Anne-Claude Demierre, directrice de la santé et des affaires sociales, et Isabelle Chassot, directrice de l’instruction publique de la culture et du sport, ont présenté aujourd’hui un concept qui se veut novateur. Il développe une vision qui prend en considération les interdépendances entre le bien-être, la santé et la qualité de l’apprentissage. Selon les résultats d’une étude lancée en 2005, 80% des élèves vont bien. Les 20% restants doivent faire l’objet d’une attention soutenue qui passe par la mise en place de mesures spécifiques. Actuellement, les faiblesses du système de médecine scolaire sont inhérentes au «système de milice» qui se base sur les médecins de premier recours, déjà très chargés par leurs tâches quotidiennes, souligne un communiqué de presse. Cette situation a pour corollaire un manque de coordination et de pilotage du système. D’autre part, en raison de la pénurie de médecins de premier recours, la couverture de tous les enfants du canton ne pourra être garantie à moyen terme. Le concept de santé à l’école n’assurera pas seulement des prestations médicales, mais aussi «un degré de présence dans l’école». Il contribuera à la cordination et orientera les élèves vers une prise en charge adéquate en intégrant tous les partenaires du réseau afin qu’il soit tenu compte des aspects physiques, mentaux et sociaux. Le projet FRIMESCO met l’accent sur la disponibilité des professionnels pour conseiller et soutenir les élèves et leur entourage et pour faire le lien avec les partenaires de la santé à l’école (psychologues, personnel des milieux socio-éducatifs, etc.). Ce projet implique la création de 7,5 postes dans un laps de temps de 5 ans, pour un montant d’un peu plus de 1 million de francs. Il se décline en trois variantes, et sera mis en consultation jusqu’au 15 décembre 2011.