Guillaume Morand l’avait promis : il barrera la route à l’UDC. Le fondateur des fringues Maniak dirige la résistance depuis son fief de Bussigny dans le canton de Vaud. L’homme anime l’association Stop UDC. Un groupe vient de naître sur Facebook. Dans la foulée, on demande urbi et orbi de produire des dessins, des sculptures, des chansons, des vidéos sur le sujet. C’est un appel militant, engagé, citoyen à mettre en images une pulsion politique. Le tout sera exposé à partir du 26 février dans une galerie du quartier lausannois du Flon : DémArt. L’association a aussi lancé le concours pour une affiche de campagne. Celle-ci doit inciter «les gens à aller voter». Des autocollants «Les moutons votent UDC» circulent déjà.

Les minarets de carton-pâte érigés par Guillaume Morand sonnaient comme un cri indigné, peut-être, dérisoire après le oui populaire les interdisant en Suisse. Un député vaudois du parti de Christoph Blocher veut néanmoins les démolir à coup de règlement sur la construction. Le Conseil d’Etat donnera sa réponse en temps voulu. La commune de Bussigny a été plus directe. La municipalité lui enjoint de les démonter d’ici l’automne prochain. Guillaume Morand, jure-t-il,, va saisir les tribunaux.

Avec Stop UDC, l’entreprise devient plus sérieuse. Il ne suffit plus d’en rire. On récolte des fonds et on entend mener la vie dure à la droite nationaliste. Un «no pasaran» à la vaudoise.

Claude-Alain Voiblet hausse les épaules. Le secrétaire général de l’UDC Vaud ne ripostera pas. Le candidat à la Municipalité de Lausanne balaie Guillaume Morand : «c’est de la publicité pour son commerce».