D’ici à 2025, un quart de la population active en Suisse partira à la retraite, relève une récente étude de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Jusqu’en 2030, les baby-boomers (nés entre 1945 et 1964) seront par ailleurs de plus en plus nombreux à quitter leur emploi. Cette évolution commence à inquiéter les responsables économiques, car elle pourrait mettre en danger la compétitivité de nombreuses entreprises. D’autant qu’avec la baisse de la natalité, ces travailleurs ne pourront pas tous être remplacés. La Suisse va-t-elle rencontrer de gros problèmes de recrutement? Devra-t-elle faire appel à davantage de frontaliers? Avant de s’exprimer jeudi soir devant l’assemblée générale du Groupement transfrontalier européen (GTE) à Archamps, près de Genève, José Ramirez, économiste du travail et professeur à la Haute Ecole de gestion genevoise, a répondu aux questions du Temps.

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