Oui à Frontex et oui à l’Europe! A une large majorité de 72%, le peuple suisse a approuvé le «développement du droit Schengen» confirmant la participation de la Suisse à la réforme de l’agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes. Le score est net et sans appel. Le souverain est resté insensible face aux deux messages, en partie contradictoires, des référendaires. Les plus dogmatiques voulaient carrément supprimer Frontex, tandis que les plus modérés prônaient un «non européen», qui aurait ouvert la voie à une politique plus humanitaire de la Suisse. En fin de compte, le peuple n’a pas voulu prendre le risque que la Suisse soit exclue de cette collaboration cruciale, sur un enjeu aussi global que la migration.