Le PLR n’a pas besoin de se priver de son président pour maintenir son siège au Conseil fédéral, a lancé Fulvio Pelli samedi devant les libéraux-radicaux réunis à Berne. «Vous m’avez élu pour présider notre parti. Mon but est de le conduire à la victoire en 2011»

Le président du PLR a ainsi à nouveau démontré qu’il ne voulait pas être candidat à la succession de Pascal Couchepin. Le Tessinois a expliqué qu’au début de chaque succès, il y a la définition du bon objectif.

«Nous avons notre but pour 2011. Nous savons ce que nous voulons et comment y parvenir. Nous pouvons tranquillement maîtriser l’enjeu qui se présente à nous dans les 80 jours à venir: assurer le second siège libéral-radical au Conseil fédéral», a-t-il assuré. Excellents politiciens latins

«En Suisse romande et au Tessin, nous avons, aux côtés de politiciens expérimentés, une jeune génération de politiciens excellents, qui veulent et qui peuvent dessiner l’avenir de notre pays», a-t-il ajouté après avoir rappelé que le siège laissé vacant par Pascal Couchepin revenait à un Latin. Et à un libéral-radical si l’on respecte la formule magique, a-t-il affirmé.

«Désignons calmement nos candidats, car c’est dans le calme que réside la force», a demandé M.Pelli. «Des candidats qui défendront notre politique sans faire des avances à la droite ou à la gauche, car nous ne modifions pas notre politique pour avoir des sièges au Conseil fédéral».

Fulvio Pelli se dit conscient que le gouvernement pourrait basculer au centre-gauche. «Les autres partis ont une majorité théorique», a-t-il expliqué. «Mais cela ne signifie pas la victoire».

Il a mis en garde ceux qui jouent avec les institutions. «Le prix à payer sera élevé», a-t-il souligné en s’adressant au PS et au PDC.

«Si un démocrate-chrétien était élu, ce ne serait pas seulement la fin de la formule magique qui a apporté à la Suisse stabilité et succès économique. Non ce serait un basculement à gauche de notre gouvernement alors que nous sommes en pleine crise économique», a-t- il averti sous les applaudissements.

Oui à la hausse de la TVA

Les libéraux-radicaux disent oui à la hausse de la TVA en vue d’assainir l’assurance invalidité (AI). A Berne, ils ont suivi leur conseiller fédéral Pascal Couchepin, soutenant par 276 voix contre 18 l’objet mis en votation le 27 septembre.

Pour eux, il est plus important de protéger les rentes AVS, dont le fonds est lié à l’AI, que de s’opposer à toute hausse d’impôts. C’est le seul moyen de faire face à la montagne de dettes de l’AI, ont expliqué les partisans de cette mesure.

«Il est toujours désagréable de demander une hausse de la TVA, mais c’est nécessaire», a prôné le conseiller fédéral Pascal Couchepin en charge de la votation. Il a mis en garde contre les solutions simplistes des opposants à la hausse.

«Couper simplement un quart des rentes, c’est de la barbarie sociale», a-t-il lancé à l’adresse notamment de l’UDC Toni Bortoluzzi venu défendre la position de son parti. «Cela conduira au chaos social mais aussi judiciaire», a averti le conseiller fédéral, «le nombre de recours étant voué à exploser».

Et de rappeler que la hausse sera limitée dans le temps et équivaudrait à 4 francs par 1000 francs de dépenses ou de chiffre d’affaires. Pascal Couchepin a pu compter sur le soutien de deux représentants de taille de l’économie: Pierre Triponez, de l’USAM, et Thomas Daum, directeur de l’Union patronale suisse.