Hans-Rudolf Merz restera probablement au Conseil fédéral jusqu’en 2011, selon le président du PLR Fulvio Pelli. Le parti et le président de la Confédération sont tombés d’accord «il y a longtemps» que la fin de sa carrière doit être planifiée en commun.

«Pression»

«Nous avons un peu fait pression sur Hans-Rudolf Merz pour qu’il reste jusqu’à la fin de la législature», a indiqué M. Pelli dans une interview à la NZZ am Sonntag. M. Merz a été élu jusqu’en 2011, il est en bonne santé et fait une politique solide, a insisté M. Pelli.

Et d’ajouter que le conseiller fédéral libéral-radical est également le garant de finances fédérales saines. La Suisse est le seul pays de l’OCDE a avoir bouclé ses comptes sur un excédent cette année.

«Question ouverte»

M. Pelli a toutefois admis que M. Merz avait perdu en popularité durant son année présidentielle, surtout en raison de l’affaire avec la Libye. «La question reste ouverte de savoir si d’autres auraient fait mieux», s’est-il interrogé.

Conseil de retrait rapide

Le politologue de l’Université de Zurich Michael Hermann conseille pour sa part aux PLR d’adopter une autre stratégie. Il estime qu’un retrait rapide de l’actuel président de la Confédération pourrait être une chance pour le PLR.

Défendre un siège au Conseil fédéral serait plus facile aujourd’hui qu’après les élections fédérales de 2011. Le PDC est pour le moment affaibli, après son revers dans la course à la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral, souligne le politologue dans un entretien aux quotidiens alémaniques Thurgauer Zeitung et Landboten. Le PDC réfléchirait à deux fois avant d’attaquer un autre siège du PLR.

«Une locomotive»

Un nouveau conseiller fédéral représenterait aussi une locomotive pour les prochaines élections fédérales, ajoute Michael Hermann. Lors de celles de 2007, Christoph Blocher et Doris Leuthard ont montré l’influence des conseillers fédéraux sur les résultats dans les urnes.