La fusion des sociétés de remontées mécaniques valaisannes Téléveysonnaz et Télénendaz provoque des remous. Des actionnaires minoritaires ont saisi la justice afin de reporter le vote de l'assemblée de Télénendaz prévu vendredi.

Trois actionnaires minoritaires de Télénendaz ont demandé des mesures superprovisionnelles au tribunal de district d'Hérens-Conthey. Leur but: interdire à l'assemblée de Télénendaz de voter sur la fusion avant qu'ils n'aient obtenu des documents refusés jusqu'ici. «Nous n'avons pas obtenu le rapport d'évaluation et les comptes de pertes et profits des sociétés», a indiqué mercredi Pierre Délèze, revenant sur une information diffusée par les médias régionaux.

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Rien à cacher?

L'avocat-notaire, actionnaire et porte-parole d'une vingtaine d'actionnaires de Télénendaz, ne comprend pas l'attitude de la société: «S'il n'y a rien à cacher, pourquoi ne nous présente-t-on pas ces documents?» Téléveysonnaz a déjà accepté le mariage avec Télénendaz. Quant à Téléverbier, qui détient 13% environ du capital de Télénendaz, elle n'est pas favorable à la fusion.

Dans un communiqué daté de la mi-avril, Téléverbier estime que «seule une fusion à quatre de l'ensemble des sociétés des 4 Vallées peut garantir un maintien dans le concert des très grands domaines skiables européens. Le projet de fusion à deux n'est pas une réponse suffisante aux attentes de la clientèle locale, nationale et surtout internationale.»

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