Créer une grande commission de surveillance de la Confédération, telle est l'idée déjà lancée il y a quelques années au parlement et que le conseiller aux Etats Simon Epiney (PDC/VS) va bientôt remettre sur le tapis.

Membre de la Commission des finances (CdF) qui, comme la Commission de gestion (CdG) a le statut d'organe de contrôle, le Valaisan verrait d'un bon œil la fusion des deux entités pour en faire la commission la plus importante du parlement. «De plus en plus les questions de gestion sont financières et les questions de finances touchent à la gestion de l'administration», explique Simon Epiney, qui devrait déposer d'ici au mois de juin une intervention au Conseil des Etats.

Le sénateur relance ainsi le débat qui avait été entamé en 2001 dans le cadre de la révision de la loi sur le parlement, mais qui avait été vite stoppé, après de nombreuses protestations, notamment de la part des membres de la CdF.

Les Commissions de gestion et des finances travaillent déjà aujourd'hui très étroitement. En les réunissant sous une seule bannière, Simon Epiney voit l'occasion de «professionnaliser» la fonction. «Cette commission de surveillance serait permanente et ses membres, issus des deux Chambres, ne siégeraient pas dans d'autres commissions législatives», explique-t-il.

L'idée pourrait faire son chemin à l'heure où des voix s'élèvent pour critiquer le travail des CdG.