Faut-il restreindre les prérogatives du procureur général genevois en le privant de la présidence de la Commission de gestion du pouvoir judiciaire et en le frustrant de son appartenance de plein droit au Conseil supérieur de la magistrature? Ces questions, soulevées par un projet de loi et sans doute exacerbées par le côté très dirigiste d’Olivier Jornot, font grimper la fièvre au Palais de justice où se joue une sorte de remake de Game of Thrones. Un sondage mené à l’interne reflète ces divisions, même si une majorité ne semble pas prête à tout chambouler. Les résultats de cette consultation ont conduit les députés, chargés de plancher sur ce brûlot et déchirés eux aussi, à instaurer récemment une sous-commission pour tenter de trouver un terrain d’entente. Ambiance garantie dans les arcanes de ce débat très sensible.