Célébrant le bicentenaire de la première réunion du Grand Conseil vaudois, la date hautement symbolique du 14 avril 2003 sera tenue. L'entrée en vigueur de la Constitution sera toutefois très partielle, car seuls les articles ne réclamant pas d'adaptations législatives en profiteront. Et même ainsi, elle se fera aux risques et périls du canton. Bernard Voutat, délégué du Conseil d'Etat à la révision constitutionnelle, le reconnaît: «La garantie de la Confédération ne pourra pas être obtenue avant un an.» Il faut du temps aux juristes pour s'assurer qu'il n'y a pas de contradiction entre le texte fondamental vaudois et celui du pays.

«Même ainsi, assure Bernard Voutat, seul l'article éventuellement incriminé devrait être corrigé, et son application reportée.» Une mésaventure connue par le Jura avec la mention de sa réunification. «Notre texte a été passé à la moulinette d'un expert et de nombreux juristes, sans susciter la moindre réserve. Je ne vois pas ce qui pourrait poser problème», juge le délégué du Conseil d'Etat.