Au lendemain de la mort d’une gardienne de 55 ans, sous les griffes d’une tigresse du zoo de Zurich, la police a fait savoir par voie de communiqué qu’elle privilégiait la thèse de l’accident. Elle poursuit toutefois ses investigations, car les circonstances de l’attaque restent à éclaircir. Les interrogatoires des collaborateurs sont toujours en cours, et les enquêteurs recherchent également des visiteurs qui se seraient trouvés à proximité de l’enclos des tigres samedi entre 13h00 et 13h30.

Il est désormais clair que la tigresse s’en est prise à la gardienne dans un secteur auquel elle n’aurait pas dû avoir accès. En effet, les tigres du zoo zurichois sont soignés sans contacts directs avec l’humain. Gardiens et animaux ne doivent, en principe, jamais se retrouver ensemble dans un même local.

Messages de condoléances

L’affaire a résonné au-delà des frontières, et sur les réseaux sociaux, des centaines de personnes ont exprimé leurs condoléances au zoo et à la famille de la gardienne. Plusieurs ont demandé que la tigresse ne soit pas endormie, rappelant qu’il s’agit d’un animal sauvage.

Samuel Furrer, expert des fauves à la Protection suisse des animaux (PSA), a expliqué dans plusieurs journaux dominicaux que le comportement de la tigresse avait été naturel. Il n’est pas rare qu’elle s’attaque à des intrus sur son territoire.

Plus de fauves au zoo

Le zoo est resté fermé ce dimanche par respect pour la famille de la défunte. Le tigre de l’Amour est cependant un animal sauvage qui a ses propres instincts de défense du territoire: pour ces raisons, la tigresse nommée Irina aura la vie sauve. L’institution rouvrira ses portes lundi à l’exception du parc de fauves.

Dans un communiqué envoyé ce dimanche, l’organisation Pour une éthique dans le traitement des animaux (PETA) plaide pour la fin de la détention de grands prédateurs dans les zoos. Rien que dans l’espace germanophone, une douzaine de cas d’accidents mortels ou de fuites d’animaux hors de leur cage ont été recensés ces dernières années.