Les membres du Comité Droit des locataires genevois sont fâchés et entendent bien le montrer. «Nous en avons assez de la propagande mensongère», clame Christian Grobet, membre du Comité. A l'origine de ce coup de gueule, un communiqué de presse publié dimanche par le Comité de soutien à la modification de la LDTR, qui accusait ses adversaires d'empêcher la mise sur le marché de 400 logements rénovés.

Dénonçant ce «pur mensonge des milieux immobiliers», le Comité Droit des locataires demande des comptes, et surtout la liste des 400 logements en question. Si ces logements existent vraiment – ce que le comité met fortement en doute – il se dit prêt à participer à une table ronde afin d'examiner les projets de rénovations réalisables dans le respect de la LDTR.

Au-delà de ce message qui a été adressé par fax aux représentants des milieux immobiliers, le Comité Droits des locataires entend montrer qu'il sera dorénavant actif dans la recherche de solutions au problème du logement. Aussi avance-t-il un projet de modification de la LDTR pour renflouer le bonus à la rénovation: 20 millions de francs permettraient de prolonger en 2003 et 2004 l'action de cet encouragement aux réfections de logements, qui a déjà absorbé 30 millions depuis sa création en 1996.

Par le biais d'une motion au Grand Conseil, le Comité Droit des locataires propose aussi la mise sur pied d'un groupe de travail composé de représentants de l'Etat, des locataires et des propriétaires. Objectif: répertorier les logements vides susceptibles de bénéficier d'aides à la rénovation.